Tradition, histoire et nature forment une combinaison unique dans le canton du Sobrarbe, l’ancien royaume du chêne vert et de la croix, origine mythique de l’Aragon. Une identité propre qui l’a amenée à conserver des fêtes et des traditions uniques, mais aussi les monuments et les espaces naturels les plus beaux des Pyrénées.
Historiquement, le Sobrarbe a été un des principaux passages frontaliers des Pyrénées. Les diverses civilisations qui ont peuplé la péninsule ibérique ont laissé leur empreinte dans l’architecture et les traditions, depuis les ruines mégalithiques du Vero, le dolmen de Tella et les cités médiévales d’Aínsa et Boltaña, au monastère de San Victorian, à l’église paroissiale d’Olsón –considérée comme ‘la cathédrale du Sobrarbe’– et à la tour de guet d’Abizanda.
Une multitude de petits villages agrémente la géographie de cette région qui conserve jalousement dans son cœur un des espaces naturels les plus appréciés du pays : le Parc national d’Ordesa et du Mont Perdu, authentique paradis naturel caractérisé par son relief particulier, duquel se détache le massif du Mont Perdu (3 355 mètres), le massif calcaire le plus important et le plus haut d’Europe occidentale.
Dans le sud se trouve le tout aussi impressionnant espace naturel de la Sierra et les Canyons de Guara, que le Sobrarbe se partage avec la région voisine du Somontano et qui renferme quelque unes des ressources naturelles et patrimoniales les plus remarquables de l’Aragon : les sites préhistoriques et les canyons des fleuves Vero et Alcanadre.
Et dans la partie la plus orientale se trouve le Parc naturel Posets Maladeta, un des derniers retranchements des glaciers –il en reste treize, classés monuments naturels- et de nombreux pics de plus de 3 000 mètres, que le Sobrarbe se partage avec le canton de la Ribagorza.
La nature exubérante, la pureté et la transparence des eaux de ses rivières sont accompagnées par de petits villages, dont beaucoup sont abandonnés, qui sont installés dans les montagnes et dans les vallées, maintenant une importante architecture montagnarde et, comme dans le cas de la vallée de Chistau, un riche patrimoine naturel et ethnographique. Dans chacun d’entre eux l’on trouvera matière à surprise et émotion, en plus de la possibilité de jouir d’une gastronomie basée sur la chasse et les produits artisanaux.
Fête, tradition et sport. Tout au long des siècles, les habitants du Sobrarbe ont conservé les traditions de leurs ancêtres. La ‘Morisma de Aínsa’ est un bon exemple des traditions estivales, auxquelles s’ajoutent les carnavals d’hiver de Bielsa et de La Fueva, ou la célébration de la nuit de la Saint Jean. Plus contemporains, le Festival international de Musique ‘Castillo de Aínsa’, ou le concours cinématographique ‘Espiello’ et la rencontre de luthiers ‘Conspiremus’ à Boltaña, participent à la protection de ce territoire. De plus, le Sobrarbe est un vrai paradis pour le sport et l’aventure : rivières, sentiers et lacs font le bonheur des amateurs d’activité.